D’ici à 2022, tous les bâtiments publics devront être bâtis à plus de 50% en bois

D’ici à 2022, tous les bâtiments publics devront être bâtis à plus de 50% en bois

mars 1, 2020 0 Par admin

C’est une des promesses faites par le ministre de la Ville et du logement qui présente ce mercredi son plan en faveur d’une ville «durable».

«D’ici à 2050, 70% de la population mondiale vivra en ville. Si les villes occupent 2% de la surface du globe, elles représentent deux tiers de la consommation mondiale d’énergie et émettent 80% du CO2». C’est à partir de ce constat que le ministre de la Ville et du logement présente, ce mercredi, un plan en faveur d’une «ville durable», à l’occasion des 10 ans du plan Ville durable. «Les modèles d’urbanisme sont remis en cause. Les zones pavillonnaires qui concourent à l’artificialisation des sols pendant que vous avez des logements vacants en centre-ville, cela n’est plus possible», affirme Julien Denormandie à l’AFP.

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Le ministre a annoncé, pour y remédier, plusieurs mesures. D’ici 2022, 50 % des nouveaux bâtiments construits dans le périmètre des grands projets d’aménagement pilotés par le ministèredu Logement – comme Paris-Saclay, Euroméditerrannée à Marseille, Euratlantique à Bordeaux, etc. – devront intégrer du bois ou des matériaux biosourcés (d’origine animale ou végétale comme la paille ou le chanvre). Le but? Donner l’exemple et soutenir le développement des filièresde production de ces matériaux. Sachant qu’un million de mètres carrés sont bâtis chaque année dans ces périmètres.. «Nous avons pris cet engagement pour les Jeux olympiques (de 2024 qui se déroulent à Paris, NDLR). Il n’y a pas de raison que ce qui est possible pour les Jeux olympiques ne le soit pas pour les constructions habituelles», explique Julien Denormandie sur Public Sénat ce mercredi 5 février.

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Le ministre a également annoncé le lancement d’un appel à projets en vue de créer 100 fermes urbaines dans des quartiers prioritaires, des «banlieues vertes». «Je préfère, en tant que père de famille, que ce qu’il y a dans l’assiette de mes enfants à la cantine, vienne de ces circuits courts plutôt que d’une importation par avion», soulignee Julien Denormandie. Les 30 premiers quartiers seront sélectionnés d’ici l’été.

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Ce programme sera doté de 21 millions d’euros, financés par l’État, la Caisse des dépôts et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et piloté par l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine). «La concertation a déjà commencé avec les élus locaux. J’appelle tous ceux qui le souhaitent de nous rejoindre dans cette dynamique. Mon rôle, c’est d’être l’artisan de la ville durable», ajoute-t-il.

Enfin, autre mesure-phare du plan: 90 nouveaux écoquartiers seront labellisés via la création d’une nouvelle association France Ville Durable, présidée par le maire de Dunkerque Patrice Vergriete.

Ce plan sera «complémentaire» d’«Action Cœur de ville» lancé fin 2017 et destiné à revitaliser plus de 220 villes moyennes, précise Julien Denormandie . «Nous n’avons pas encore ciblé les quartiers pour les fermes urbaines. Je demande aux élus: “faites-nous remonter les projets”». Le ministre n’est pas le seul à vouloir développer la végétalisation: la maire de Paris Anne Hidalgo, si elle est de nouveau élue, veut rendre obligatoire les projets d’agriculture urbaine dès 200 m² dans la capitale.


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