Il y a des trucs bizarres dans ta cuisine !

janvier 30, 2020 0 Par admin

Venez, je vous emmène dans ma cuisine. Je vous préviens, cela ne va pas ressembler à une démo de design à la scandinave ni à une expo sur le minimalisme… Juste à ma vraie cuisine, qui est 1) toute petite et 2) très sombre, car dépourvue de fenêtre (mais dans l’enfilade du salon, pourvu de baies vitrées, lui… Bref). Je sens que je casse un mythe, mais ce n’est pas très grave. Pire encore : je vais vous montrer les trucs les plus bizarres de ma cuisine. Ceux qui n’étaient pas là il y a encore quelques années, quand je consommais bio « normalement », c’est-à-dire sans me poser plus que ça la question du « zéro déchet »…

Tadaaa, voici le tiroir* à emballages ! Tout petit il y a dix ans, il accuse une croissance exponentielle… Car aujourd’hui je réutilise absolument tous les emballages qui parviennent encore à atterrir chez moi. Et forcément, il y en a, car ma démarche zéro déchet est loin d’être parfaite ! Et aussi parce que mon travail implique souvent de tester de nouveaux produits… Pas grave, je nettoie, sèche et conserve tous les emballages en plastique (type pain de mie, doypacks de fruits secs ou autres), très pratiques pour congeler le pain ou les gâteaux maison, par exemple. Je conserve également des bocaux et pots en verre ou en plastique de toutes les tailles, même les boîtes de mascarpone, de glaces, de beurre corporel, de camembert, de pastilles à la menthe… Tous les formats servent, même si c’est simplement pour emporter en vacances une toute petite portion de chicorée en poudre ou un mélange d’épices. Du côté droit, vous pouvez apercevoir quelques bee’s wraps faits maison et des morceaux de tissus qui me servent à couvrir des bols de restes ou à emballer du fromage, des sandwichs… Et aussi des serviettes en tissus que je ne suis pas peu fière d’avoir cousues moi-même ! 😉

*Oui, il s’agit d’une commode Ikea destinée aux sous-vêtements. Elle aime beaucoup ma cuisine !

Mon plan de travail est aussi petit et peu éclairé que ma cuisine*, ce qui ne m’empêche pas de l’encombrer régulièrement avec du levain (pour bien penser à lui donner un peu à manger chaque soir). Derrière, vous pouvez observer ma manière très artistique de faire sécher un sachet plastique que j’ai décidé de réutiliser jusqu’à épuisement.

*Vous vous demandez comment je me débrouille pour cuisiner là-dedans ? Souvent, par terre, en fait. J’aime bien. C’est mon côté yogi !

Sur le haut de la commode à sous-vêtements, j’aime organiser un concours de trucs bizarres. En ce moment :

Sur la boîte en fer qui contient du chocolat (et que j’adore) : un bocal de cuir de fruits. Derrière, sur le beurrier en céramique, du gingembre mariné en train d’achever son processus de fermentation. A côté, dans une bouteille d’eau en verre coiffée d’un morceau de gaze, du vinaigre à base d’épluchures de pommes. Devant lui, un bocal de petits croûtons pour la soupe du soir. Et à droite au premier plan, des graines en train de tremper et destinées à être germées à partir de ce soir, si je n’oublie pas (alfafa, radis, fenouil), histoire de faire de la compagnie au levain.

On ouvre le frigo ? D’accord, mais pas trop, parce que les étagères de la porte ne tiennent plus qu’à grands renforts de scotch spécial travaux, pas spécialement déco…

On peut voir que je suis à fond dans une période « fermentation » qui risque fortement de durer. En haut, du yaourt de soja (et de la confiture de cédrat, miam). Au milieu : du soda de gingembre (ginger ale), de la choucroute de chou rouge aux pommes et aux épices, des radis daikon en saumure, des pickles de betterave… En bas, on aperçoit de la mâche lavée, séchée et conservée dans un torchon. Et à côté d’elle, la boîte dans laquelle je conserve tous les fromages (et le beurre, et la levure fraîche aussi) (et les croûtes aussi !).

Il est grand temps d’aller faire les courses. Avant, j’y allais les mains dans les poches et je piquais un carton au magasin bio pour rapporter mes achats. Mais ça, c’était avant. Maintenant, j’empile les sacs cabas réutilisables et je n’oublie jamais :

  • les sacs en papier kraft et en coton que je réutilise jusqu’à la lie
  • les boîtes à œufs vides
  • des boîtes de récup’ et des bee’s wraps pour les fromages frais ou à la coupe
  • un sac (en haut) qui contient les emballages que je dépose lors de ma visite au magasin bio, où les attend le bac Collectibio (qui permet de recycler certains plastiques qui, ailleurs, ne le sont pas – et que je n’arrive pas à réutiliser à la maison).
  • et bien sûr ma liste de course, dressée sur n’importe quel papier qui me tombera sous la main (vieille enveloppe, verso d’un tract, marge d’un imprimé…). Sans elle, j’achèterais probablement beaucoup trop de choses…

Je vous passe le gros plan sur le rebord de l’évier, qui héberge des tawashi, un grattoir en cuivre, une brosse à légumes, une brosse à vaisselle, et une lavette lavable que ma fille me pique (quand elle est propre !) pour faire une couette à ses Sylvanians. Parce que, bon.

Mais je ne résiste pas au plaisir de vous présenter mon fidèle bol à compost. Un bol breton avec mon prénom dessus, toujours disponible sur le plan de travail, avant que son contenu (épluchures, coquilles d’œufs, marc de café, tisane…) ne soit transvasé dans le seau sur la terrasse, lui même vidé un peu plus tard dans le composteur du jardin.

Et juste pour le clin d’œil, un aperçu de ma pause déjeuner typique : le bowl où j’entasse tout.

Aujourd’hui, un mélange boulgour-chanvre, du daikon mariné, la choucroute rouge décrite plus haut, quelques salicornes, des épinards, des noix, un œuf, de la sauce de soja et un filet d’huile de noix. Locale, l’huile de noix. Évidemment !

Et chez vous, c’est bizarre aussi ?


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