Jean-Marc Lévêque, le pape du bio

Jean-Marc Lévêque, le pape du bio

septembre 13, 2019 0 Par admin

Il n’y croyait plus ! Jean-Marc Lévêque, président, depuis quelques mois, du Synabio, le Syndicat national des transformateurs et distributeurs bio, vient de remporter, cet été, une belle victoire. Certes, 
le Comité national d’agriculture biologique (CNAB) autorise les serres chauffées pour les fruits et légumes bio. Mais

il en interdit désormais la commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril. De plus, à partir de 2025, le chauffage dans les serres bio se fera uniquement grâce à des énergies renouvelables.

C’est pour Jean-Marc Lévêque l’aboutissement d’un long combat pour respecter des cycles de production des tomates, des concombres et autres légumes. « On ne pratique pas ce type de cultures n’importe comment, il faut respecter des valeurs et le cycle des saisons », s’enflamme-t-il.

L’homme est reconnu tant par les agriculteurs bio que par les industriels et les enseignes commerciales. D’autant qu’il a participé, en 1991 et 1992, à l’écriture des réglementations française puis européenne concernant le bio. Il était alors l’un des permanents du Setrab, Syndicat européen des transformateurs et distributeurs de produits d’agriculture biologique.

Ce fils d’ouvrier, né à Courbevoie il y a soixante-trois ans, a découvert le monde agricole enfant dans la région de Saumur. « Il y avait près de chez moi un agriculteur qui était économe en engrais et refusait la surmécanisation », se souvient Jean-Marc Lévêque.

C’est ce producteur, à qui il rendait quotidiennement visite, qui lui a donné, le premier, le goût des fruits et des légumes sains. Ses nombreux voyages, notamment en Afrique, ont achevé de le convaincre. Jean-Marc Lévêque a d’abord passé deux ans en Côte d’Ivoire comme coopérant lors de son service militaire. « J’étais en brousse pour aider les agriculteurs dans les cultures vivrières», poussé, là encore, à éviter les surcharges en engrais. Mais il a aussi aidé les producteurs de vanille à Madagascar ou encore les producteurs de bananes en Colombie à se lancer dans la filière biologique.

De la revue « Biofil » à la laiterie Triballat Noyal

Avec un BTS en production animale obtenu à la Bergerie nationale de Rambouillet, Jean-Marc Lévêque n’a pas pleinement répondu aux attentes de ses parents, qui le voyaient vétérinaire.

Pas de regret. Ce militant de la première heure a créé, voilà plus de vingt ans, la revue « Biofil » dédiée à l’agriculture biologique. Il a porté, des années durant, à bout de bras, ce magazine professionnel bimestriel avant de le céder à l’éditeur breton Fitamant qui le publie aujourd’hui. « Cela m’a permis de très nombreuses rencontres des premiers acteurs du bio », estime le dirigeant d’un naturel modeste et jovial. Ses compétences n’ont pas échappé à la laiterie industrielle Triballat Noyal, qu’il a intégrée dès 1992. Il en a développé les activités bio.

Devenu directeur du développement durable, il reçoit dans le bâtiment en chanvre récemment construit en périphérie de Rennes par le laitier dont la marque Vrai s’est imposée dans les rayons de la grande distribution.

A l’aube de sa retraite, Jean-Marc Lévêque n’entend pas s’arrêter là. Outre son mandat à la tête de Synabio, qui regroupe 220 entreprises et enseignes biologiques en France, il va continuer à travailler au sein d’Agraal Energie, un cabinet qu’il a créé pour inciter les producteurs à avoir recours aux énergies renouvelables.

Infatigable et toujours passionné par la nature, Jean-Marie Lévêque poursuivra aussi son hobby : il réalise des photos suite à l’observation des richesses ornithologiques. Cerise sur le gâteau, il est l’un des organisateurs du prochain Congrès mondial du bio qui se tiendra à Rennes en 2020. L’événement rassemblera 3.000 scientifiques venus du monde entier. Jean-Marie Lévêque y pilotera le sponsoring et le mécénat.


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