Pour se faire remarquer, Foodchéri assaisonne ses plateaux-repas au cannabis

Pour se faire remarquer, Foodchéri assaisonne ses plateaux-repas au cannabis

février 1, 2020 0 Par admin

Publié le 28 janv. 2020 à 11h00Mis à jour le 28 janv. 2020 à 16h24

Dernière coqueluche américaine, le cannabis à toutes les sauces. On le retrouve dans de nombreux domaines, du 
médical

à l’alimentation. La tendance n’a pas échappé à la start-up FoodChéri, spécialiste des repas frais pour le bureau.

Coutumière des opérations spéciales sur trois jours, comme il y a quelques semaines la livraison de hamburgers aux insectes, la filiale à 80 % de 
Sodexo

annonce cette fois des « menus censurés » du 29 au 31 janvier. Au programme des salades, des falafels, des pâtes, des barres de céréales et des cookies au… cannabidiol (CBD), un dérivé autorisé du cannabis. Trois plats et deux desserts cuisinés avec du CBD, une molécule non psychotrope du chanvre proposés dans six grandes villes, outre Paris, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Lille Bordeaux et Nantes.

50.000 repas par semaine

Lancé en 2015, FoodChéri revendique un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, qui « double chaque année », selon son directeur général Patrick Asdaghi. La jeune pousse n’est pas encore bénéficiaire, même si « le coût de chaque plat est couvert », ce qui n’est en revanche pas le cas pour les frais de structure et les dépenses de marketing.

L’entreprise fabrique et distribue ses plats frais. Elle achète ses matières premières à des coopératives toutes situées en Ile-de-France et propose des plats majoritairement végétaux. « Nous recherchons des saveurs sophistiquées à base d’épices, de graines, grandes et autres produits exotiques », dit Patrick Asdaghi. Les repas sont préparés à Sucy-en-Brie, dans une cuisine qui emploie une centaine de personnes pour une production de 50.000 repas par semaine.

FoodChéri a récemment lancé « Seazon », une nouvelle formule d’abonnement à la semaine auquel la France entière, particuliers inclus peut souscrire. « Cela peut aller jusqu’à 100 plats frais par semaine lorsque nous avons affaire à des entreprises à multiples bureaux en quête d’un certain niveau de qualité », explique Patrick Asdaghi. Les livraisons partout en France sont possibles grâce à un partenariat spécifique avec La Poste, « Chronofresh », qui appartient à Geoposte. Les plats sont vendus entre 6 et 10 euros. Les protéines sont labellisées. Les céréales sont bio.

Le chanvre, psychotrope et écologique

Le chanvre, ou cannabis, a « 
des ressources multiples

 » au-delà des effets psychotropes et toxiques du THC, une des molécules de la plante. « Toutes les parties sont exploitables par différentes industries », selon Laure Bouguen, la présidente du syndicat du chanvre. Elle est exploitée par les entreprises agroalimentaires, le textile, la construction, la papeterie ou encore la cosmétique. Les graines de chanvre sont riches en oméga-3, 6 et 9 et sont riches en protéines végétales. Selon le syndicat du chanvre, le CBD agit sur le stress, le sommeil, la récupération et la détente musculaire. La plante, qui pousse sans pesticides, requiert peu d’eau et régénère le sol. Ce qui en fait une bonne culture d’assolement.


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